08.01.2010

Mortelle randonnée

Philippe Séguin est mort. Que de bêtises profère-t-on à son endroit, que d’hypocrisie manifeste-t-on devant sa dépouille. Lui, dont la plupart de ses amis politiques se défiaient, lui dont la majorité de ses adversaires se moquaient.

Qu’entend-on aujourd’hui ? Qu’il avait l’étoffe pour devenir président de la République mais que le destin en a décidé autrement. Or ceux qui l’encensent sans vergogne sont les mêmes que ceux qui, hier, lui ont barré la route tant de l’Elysée que de Matignon au profit de pantins qui savaient se montrer plus contrôlables et moins colériques.

Avait-il la carrure pour diriger l’Etat. Disons le franchement - au risque d’aller à contre-courant mais de Gaulle a l’habitude de ne pas suivre le chemin des moutons - probablement pas.

Mais qu’il eût fait un meilleur président que l’actuel hôte de l’Elysée est une évidence. Le seul problème est le suivant : qui ferait un plus mauvais président de la République que Sarkozy. A peu près personne, c’est bien cela le drame. Peut-être le cheval de Caligula. Et encore !

08.07.2009

Interview

LA VERITABLE INTERVIEW DE NICOLAS SARKOZY

 

: -                Monsieur le président, il paraît que vous êtes en plein renouveau culturel ?

NS :                Oui, j’ai fini les Rougon, j’attaque les Macquart. Au milieu je lis Proust !

: -                Ah… La recherche ?

NS :                Parfaitement, un amour de chouanne.

: -                De Swann.

NS :                C’est terrible ce type qui court après une fille qui n’est pas faite pour lui.

: -                Cela ne vous est jamais arrivé ?

NS :                Moi ? Non, toutes les femmes sont faites pour moi. (revenant à son nouveau dada) Là j’en suis à La poissonnière.

: -                La prisonnière, peut-être !

NS :                Ah ! c’est pour ça qu’y a pas de poisson. Et ensuite y a Albanel disparue.

: -                Albertine !

NS :                Non, Christine !

: -                Frédéric Mitterrand, vous êtes content de votre coup ?

NS :                Tu parles, mon neveu. Tout ça c’est grâce à Carla ! C’est elle qui m’a dit de regarder Lettres d’amour en Sod….

: -                En Somalie.

NS :                Non, à l’Elysée ! Quand j’ai dis j’ai vu… façon de parler. Je me suis endormi au bout de cinq minutes. C’est d’un chiant. Bon c’est pas pire que d’écouter Guaino ou Lagarde. Si avec ça il endort pas les intermittents du spectacle et les téléchargeurs illégaux…

: -                Vous n’avez pas peur que Frédéric Mitterrand se lance dans de grandes tirades pendant le conseil des ministres ?

NS :                Qu’il nous raconte la mort de Christine Boutin ? Je l’arrête tout de suite, je connais l’histoire !

: -                Et votre prochain combat ?

NS :                Faire lire la lettre d’Ezile Mola à Guy Môquet.

: (stupéfait) - Emile Zola ? Mais elle existe ?

NS :                Guaino est en train de l’écrire. Enfin pendant ce temps là on ne parle pas de ce qui fâche, l’attentat de Karachi, Balladur, La Poste… Vous voyez bien que j’ai changé !

22.06.2009

Un roitelet

Les ors de la République ne suffisent plus à M. Sarkozy. Le palais de l’Elysée est trop petit pour lui. Il lui faut la demeure de Louis XIV.

 

Il a donc réuni quelque 900 politiciens en congrès. Quelle gabegie ! Et pas un des godillots du parti présidentiel n’a protesté.

 

900 personnes qui se déplacent inutilement prouvant le peu de cas que chacun fait de ce Grenelle de l’environnement dont on rebat les oreilles du peuple !

 

Car, étant donné qu’il n’avait rien à dire qu’on ne sût déjà, il aurait pu aussi bien leur envoyer un courriel. Mais non il voulait qu’on le vît à Versailles entourés de tous ses courtisans gaspiller l’argent des impôts

 

Et pourquoi tout ce ramdam ? Pourquoi cet aréopage ruineux ?

 

Pour entendre M. Sarkozy lire du Henri Guaino !